31/10/2005

Formation géologique & Age préhistorique

Petit historique sur la région

volcan 1

 

Formation géologique

Il y a de ça 10 millions d’années, à l époque miocène supérieur débutèrent les éruptions volcaniques dans la région de Cappadoce. Les monts Erciyes, Hasandag et Göllüdag se mirent en éruption et cela durant 8 millions d’années(il y a 2 millions d années) et durèrent jusqu a l époque pliocène. Ces couches successives de laves projetées par les volcans au-dessous des lacs constituèrent les différentes couches de tuf et d’autres roches géologiques telles que l’argile, la grés, la marne, l agglomérat, le basalte, des cendres de volcans, de la tuf ignimbrite et du tuffite. Puis suite aux éruptions des petits volcans, et de l’inondation et mouvement des fleuves qui descendent des versants de la vallée, la région s’est sans cesse modifie jusqu’à prendre son aspect actuel. Il ne restait plus qu’au souffle du vent d altéré la structure des tufs pour laisser paraître à nos yeux ces cheminées de fée qui ont fait la réputation de toute la région de Cappadoce.

Petite chronologie


 

12500 av JC: Premiers villages dits « du Natoufien » habités par des chasseurs cueilleurs, entre l’Euphrate et la mer Morte.

10000 av JC: Premières représentations supposées de divinités dans les vallées du Jourdain et de l Euphrate.

9000 av JC: Premières traces d’agriculture dans la vallée du Jourdain et dans celle de l’Euphrate, début du néolithique.

8200 av JC: Premières traces de domestication d’animaux(des chèvres) au bord de l’Euphrate.

6500 av JC: Premiers vestiges représentant la déesse mère et le dieu taureau retrouvé a Catal Höyük en Turquie considérer aussi comme la plus vieille ville du monde.

3400 av JC: Début de l’écriture en Mésopotamie et en Egypte.

Age préhistorique

Lourd d’une histoire de plus de 9000 ans l’Anatolie centrale se présente comme « le berceau de la civilisation ». On retrouve des traces humaines dont le début remonte au néolithique et au chalcolithique. C’est à Catal-Höyük que se trouve la plus vieille ville du monde. Une ville néolithique qui date de plus de 6500 av JC.

C’est aussi là que l’on découvre les premiers vestiges représentant la déesse mère et le dieu taureau, probablement les deux premières divinités de l’histoire de l’humanité. Deux figures divines qui se sont imposés après l’apparition de l’agriculture « néolithique », on les retrouvera plus tard dans la mythologie grecque sous les traits de Demeter et du Minotaure.

Description de la déesse mère

Statuette de céramique figurant une femme imposante, assise, en train d’enfanter, les mains posées sur deux têtes de panthères qui lui servent de trône. Elle donne la vie et maîtrise les animaux symbolisant la nature. Le trône et les panthères symbolisant un être divinatoire, mais toutes les statuettes de la déesse mère ne la représentait pas forcement sur un trône de panthère. La déesse mère aux rondeurs épanouies évoque la fertilité.Tandis que le dieu Taureau symbolise la force virile.

Description du dieu taureau

Cranes d’aurochs surmontes du support osseux « des cornes » sur modelés avec de l’argile, ornaient les murs de ce qui semblait être des sanctuaires domestiques. Des travaux de fouilles et de recherche archéologique sont toujours en cours aujourd’hui.

Suite au fouille archéologique faite à Kösk-Höyük, près de la ville de Nigde des outils en os et en pierre surtout de l’obsidienne ont été découverte. Toujours à Nigde, dans les recherches archéologiques réalisées à Asikli-Höyük plus de 16000 outils réalisés en obsidienne ont été découverte, mais également des objets de parures et d’ornement, des figurines d’argile, mais aussi des ciseaux d’os, et des marteaux de pierre bien taillé. A la découverte d un squelette d’une femme d’une vingtaine d’années, les chercheurs à Asikli-Höyük affirment qu’ici à eux lieu la première opération du cerveau « trépanation » .

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Royaume du Hatti : Histoire des Hittites

 


 
L’Anatolie est depuis longtemps le siège de civilisation évoluée. Les sites tel que Catal-Höyük, Hacilar et Göbekli Tepe en témoignent
Age de bronze
Période correspondant à l’apparition d’objets tranchants réalisés en cuivre.
On peut distinguer 3 âges bien qu’elle puisse varier d’une région à l’autre.
-l’âge de Bronze Ancien (-3500-2200)
-l’âge de Bronze Moyen (-2200-1600)
-l’âge de Bronze Récent (-1600-1200)
L’Anatolie quant à elle à atteint sont point culminant en métallurgie, mais c’est entre -3000 et -2000 au nord de l’Anatolie centrale que c’est produit le plus grand développement de l’âge de bronze.


-3000 à -2200 : Epoque Pre-Hittite
 
Cette civilisation issue du néolithique se développe au contact des civilisations voisines au Proche-Orient, mais ne connaît pas encore l’écriture. Elle perdure jusque vers la fin du III millénaire. Les Mésopotamiens appelaient Hatti les territoires situés dans la boucle du Kizilirmark en Anatolie centrale. On ne sait pas exactement si le peuple des Hatti se trouvait sur place avant l’arrivée des peuples indo-européens, mais c’est probable. Cette région vit se développer une civilisation assez méconnue, qui disparut avec l’arrivée des Hittites vers 1900 av JC. De cette civilisation, les archéologues ont retrouvé quelques oeuvres d’art venant des tombes d’Alaca Hüyük, au coeur de l’Anatolie. Il s’agit d’objets en bronze, en or, en argent et en électrum représentant des cerfs et des taureaux, symbolisant la déesse Vourusemou et le dieu de l’orage, ainsi que de nombreux emblèmes en forme de disque solaire. Les Hittites imposèrent leur langue, leur culture et leur souveraineté aux indigènes, qu’ils appelaient Hatti. Les Hattis parlaient une langue non indo-européenne. Néanmoins de nombreuses attestations laissent supposer que les deux peuples cohabitèrent, jusqu’à ce que la culture des Hattis ne disparaisse. Les Hittites conservèrent le nom des Hattis pour dénommer leur pays.
 
-2000 à 1900 : Les Hittites au coeur de l’Anatolie
 
A une époque encore indéterminée se produit une invasion des peuples indo-européens venus semblent t’il d’Europe orientale par le Bosphore, là encore plusieurs hypothèses s’affrontent. La plus courante les fait venir des Balkans à travers le nord-ouest anatolien. Ils seraient rentrés en Anatolie occidentale dans le courant du III aime millénaire (Bronze Ancien), sûrement sous forme de vagues successives, et puis se seraient scindés en plusieurs groupes correspondant aux différents peuples de langue indo-européenne connus au II millénaire en Anatolie. Les luvites, les Hittites, et les Palaïtes. L’arrivée de tous ces peuples indo-européens, en Anatolie centrale est généralement fixée à la fin du III ème millénaire et au début du II ème millénaire, c’est à dire en pleine transition de l’âge de Bronze Ancien au Bronze Moyen. Suite aux fouilles sur les différents sites occupés à cette période, certains changements sont perceptibles dans le matériel archéologique, le plus spectaculaire étant le passage d’une céramique montée à la main à une céramique tournée au tour. L’introduction du tour potier permit la réalisation de forme parfois très élancée et très fine. La forme la plus caractéristique est la cruche à bec qui comporte souvent une sorte de passoire. La civilisation Hatti assimilée, les Hittites deviennent alors le peuple dominant en Anatolie centrale. Les textes Kanesh font apparaître grands groupes linguistiques : Les Hattis, habitants indigènes de l’Anatolie, les Hurrites et les indo-européens, parmi lesquels on reconnaît notamment les Hittites et les Luvites. Ils se nomment eux même les Nes (de la ville de Nesha), « Nesha étant vraisemblablement la forme abrégée de Kanesh, l’actuel Kültepe près de Kayseri ». Et leur langue était le nesili (nésite). Le nom Hittite dérive de Hatti , puisque les nésites habitèrent dans la région des Hatti, et y adoptèrent de nombreux aspects culturels, tels des rites religieux et de nombreux dieux. L’Anatolie était divisée en de nombreuses cités-Etats indépendantes. Pendant la première période des comptoirs Assyriens, les deux pays les plus puissants étaient le pays de Kanesh et le pays des Hattum, dont la capitale est Hattush, la future Hattusa des Hittites (Bogazköy).Après le départ des Assyriens au 18 ème siècle av JC, Pithana, le souverain de Kussara s’empare d’Hattusha, Purushanda, Zalpa et Nesha dont il fait sa capitale. Son fils Anitta poursuit l’unification de l’Anatolie et soumet en suite la Cappadoce au sud, et se proclame « Grand Roi ».Les évènements qui survinrent en Cappadoce vers le milieu du 18 ème siècle nous sont rapportés par un texte Hittite , rédigé un peu moins d’un demi-millénaire plus tard. Ce document reproduit des inscriptions d’Anitta, connu comme roi de Kussara puis de Kanesh dont il fait sa résidence.
Lors de la conquête du pays du Hatti , la ville de Hattusa fut entièrement détruite et frappée de malédiction par Anitta qui interdit sa reconstruction. Par son oeuvre conquérant et unificatrice, Anitta peut être considéré comme le précurseur de l’Ancien Empire.
 

 
-1800 : Les colonies Assyriennes en Cappadoce
 
Au début du II ème millénaire av JC, les marchands de la Cité-Etat, sur le Tigre, établirent d’intense relation commerciale avec les villes d’Anatolie centrale. Ils y installèrent des vastes réseaux de comptoirs (Karu ; quais), dont le centre administratif était le Karum Kanesh, situé sur la colline de Kultepe, près de l’actuel Kayseri. Ce site nous a livré plusieurs milliers de tablettes cunéiformes, rédigées par les marchands Assyriens. Elles permettent de reconstituer les mécanismes généraux du commerce et de la vie quotidienne des marchands, et nous renseignes indirectement sur l’organisation politique de la Cappadoce à cette époque. L’intérêt de ces textes est double. D’une part, ils représentent les premiers documents écrits concernant l’histoire de l’Anatolie ancienne, et témoignant de l’existence des indo européens et des Hittites. D’autre part, ils marquent l’introduction de la pratique de l’écriture cunéiforme en Anatolie. Quelques autres sites ont livré des « Tablettes Cappadociennes » : en Anatolie même, à Alisar (probablement l’ancienne Ankuwa) et à Bogazköy (Hattusa). Ces tablettes sont rédigées souvent dans un but utilitaire, soit par les marchands dans le cadre de leur négoce, soit sur l’initiative des autorités du Karum, pour des raisons administratives ou juridiques, les tablettes de Kanesh sont des « documents de la pratique ».On peut y distinguer quatre grandes catégories de textes : la correspondance privée, les documents comptables, les contrats et reconnaissances de dette et les actes judiciaires (constats de litiges, minute de procès, décision de justice, etc). Malheureusement les textes de Kultepe ne permettent pas de savoir à quel moment ni de quelle façon s’est mise en place les relations commerciales entre Assur et l’Anatolie. Quant à l’organisation générale du commerce, les marchands d’Assur exportaient vers la Cappadoce de la laine, des étoffes et un métal appelé annakum, qu’on a identifié avec l’étain, ingrédient indispensable à la fabrication du bronze. Tandis que la plupart des étoffes étaient de production locale, la laine provenait du nord de la Babylonie. Les marchands étaient accompagnés d’une tablette scellée, indiquant le contenu des paquets et précisant leur destination. La route suivie par les commerçants Assyriens, longue de plus de 800 km, traversait d’est en ouest la Haute Mésopotamie puis, ayant passé l’Euphrate, bifurquait vers le Nord pour franchir l’Anti Taurus et atteindre la Cappadoce. Une fois parvenue à Kanesh, ou dans d’autres comptoirs anatolien, les marchands vendaient leurs produits contre de l’or ou de l’argent, et réalisant un important bénéfice brut de 75% à 100% pour l’étain et de 100% en moyenne pour la laine. On constate que les Assyriens n’achetaient aucune marchandise aux autochtones pour l’importer à Assur. Autre caractéristique de ce commerce : il était l’affaire de firmes familiales. Le chef de famille vivait à Assur ou il s’occupait de rassembler les produits et les fonds nécessaires aux expéditions. Un autre membre plus jeune, souvent les plus aîné se trouvait à Kanesh, et jouait l’intermédiaire entre Assur et les autres comptoirs Cappadociens. D’autres membres étaient domiciliés dans d’autre Karu, et les plus jeunes étaient affectés au transport des marchandises. Des associations entre firmes étaient possibles, soit pour trouver les capitaux nécessaires, soit pour monter des opérations de grande envergure. Les textes de Kultepe font apparaître les noms d’une bonne vingtaine de comptoirs, en distinguant les Karu. (littéralement « quais » ou « quartiers marchands ») des établissements plus modestes appelés wabartu (« agences, postes commerciaux »). Ils étaient repartis dans toute l’Anatolie centrale, depuis le delta de Kizilirmak jusqu’à l’actuelle frontière syrienne, et du lac salé en Haute Mésopotamie. L’ampleur de ce réseau ainsi que le caractère déséquilibré du commerce, que l’on a évoqué ci-dessus, reflètent l’évidente domination économique des Assyriens sur la région. Les rapports entre les marchands du Karum et l’autorité locale étaient régis par un traité jurés les « mamitums », que l’on renouvelait à chaque fois qu’un nouveau souverain montait sur le trône. Les Assyriens garantissaient le paiement de la taxe « nichatum », reconnaissant au palais un droit de préhension sur 10 % des textiles à des tarifs préférentiels, et s’engageaient à respecter le monopole au palais sur certain produit de luxe. En retour, le prince tolérait la présence des Assyriens dans le Karum ou le wabartum installé au pied de sa cité, leurs permettaient de s’administrer eux-mêmes, et leur assurait sa protection à l’intérieur du comptoir et sur les routes relevant de son territoire, offrant notamment des garanties contre les vols.
 

 
-1650 à -1530 av JC : Le premier royaume Hittite
 
Le fondateur du premier royaume Hittite serait Labarna, roi de Kussara. Il aurait réussi à soumettre le Hatti après de nombreuses expéditions militaires victorieuses, et aurait même atteint la mer. Son successeur est Hattusheli I , son petit-fils. Il est connu par le testament politique qu’il a laissé. Son nom(qui signifie « l’homme d’Hattusha » ; au départ il s’appelait Labarna II) vient du fait qu’il a installé sa capitale à Hattusha. Il réussit un brillant règne au cours duquel il soumet le Nord du Hatti jusqu’à la mer noire, attaque l’Arzawa à l’Ouest, le kizzuwatna au sud-est et va jusqu’en Syrie où il prend Alalakh. Cette expansion le confronte à de nouveaux adversaires : les Hurrites en Syrie septentrionale, et le royaume de Yamkhad (autour d’Ale). Son petit-fils Murshili I lui succède. C’est un roi très capable, et un guerrier brillant. Il bat le roi Yamkhad et prend sa capitale Alep, redescend l’Euphrate et prend la grande cités de Babylone, dont il tue le roi Samsu-ditana, mettant ainsi fin à la I ère dynastie Babylonienne. Après cette brillante campagne, il doit vite rentrer à Hattusha, où une révolte au palais a eu lieu pendant son absence. Peu après, il est assassiné par son beau-frère Hantili I, qui prend le pouvoir. Son règne ne fut pas de tout repos, il fut battu par les Hurrites à Karkemish et les Gasgas venus du Nord du Hatti ravagèrent le pays. Le fils et le petit-fils de Hantili furent éliminés par Zidanta I, qui fut par la suite détrôné par son fils Ammuna. Cette instabilité mena la perte de l’Arzawa et de l’Adana. Les successeurs de Ammuna sont à leur tour tués par Huzziya I. Mais un petit-fils de Ammuna par sa mère, Telebinu, détrôna Huzziya et le condamna àlexil. Le règne de telebinu sera éclatant, il remporte de grande victoire sur ses voisins et rétablit enfin la situation dans un Hatti qui en avait bien besoin. Pour en finir avec la longue série de coup d’état, il laisse en héritage un texte « l Edit de Telebinu, où est écrite la règle successorale que le royaume Hittite gardera jusqu’à sa fin. Alluwana n’a laissé que son nom. Son fils Hantili II, quant à lieu a fait face à l’invasion Gasgas. Huzziya II, puis Muwatalli I, le second détrônant le premier, avant de se faire lui-même assassiner. Ce royaume est alors menacé par ses voisins, les Gasgas, le royaume du Kizzuwatna, et surtout les Hurrites qui fondent le royaume du Mitanni, et sont les suzerains de toute la Syrie ainsi que du Kizzuwatna. C’est ici que se voit vraiment l’instabilité dynastique de l’empire Hittite.
 
 

 
 
-1465 à -1200 : Le grand Empire Hittite
 
Muwatalli II se fait détrôner par Tudhaliya I, qui c’est fait aider par les puissants voisins du Hatti, les rois Hurrites du Kizzuwatna et du Mitani, et amène de nombreux dignitaires Hurrites à la cour d’Hattusha. La culture Hurrite pénétra jusqu’au coeur de la dynastie de Hattusha dont les futurs souverains portaient souvent des noms Hurrites avant d’accéder au pouvoir. Alors seulement étaient adoptés des noms Hittites ou Luvites (langue du hiéroglyphique Hittite). Tudhaliya I / II fit campagne vers l ‘ouest et atteignit la mer Egée. Il se peut qu’il est conquis Chypre (Alisiya ?) où l’influence Hittite est présente. Arnuwanda I, successeur de Tudhaliya, proclama d’ailleurs son autorité sur l’île. Suivie d’une période de guerre contre les Gasgas et du déclin de la puissance Hittite. Au Nord de Hattusha vivaient les Gasgas, des barbares peu sédentariser, qui menait de vastes opérations de pillage. De nombreuses copies de tablettes découvertes dans la ville provenant d’originaux brisés ou brûlés, témoignent de ces recrudescences de violence à l’intérieur même de la capitale. Si Tudhaliya avait réussi à les tenir à l’écart, Arnuwanda I, son successeur, vit les Gasgas atteindre le centre de son empire, pillant et détruisant toutes les agglomérations sur leur passage. La domination Hittite perdit de sa force à l’Ouest et tout l’empire parut vaciller. Sous Tudhaliya III, l’ancienne capitale, Hattusha, fut abandonnée par le roi, pour Shamuha sur le haut Euphrate, ainsi la capitale de l’empire n’était plus sous la menace des Gasgas. La fin du règne du roi Tudhaliya III semble avoir été plus glorieux. Fils d’une de ces concubines, Suppiluliuma entreprit plusieurs campagnes contre les Gasgas au Nord, le Haiyasa au Nord-Est, l’Isuwa a l’est et l’arzawa au sud-ouest. A la mort de son père, Suppiluliuma assassina le souverain légitime (nommé lui aussi Tudhaliya). C’est à ce moment que l’on fait débuter le Grand Empire Hittite. En 1401 av JC montait sur le trône d’Egypte le Pharaon Touthmosis IV (1401-1391) qui dans le cadre de ces réformes religieuses, prit le nom d’Akhenaton. Dans sa capitale qui était à Akhetaton (Tell el Amarna), on eu la chance de retrouver la correspondance diplomatique royale 350 tablettes en Akkadien, langue diplomatique de l’époque. Pour noter leur langue indo-européenne, les Hittites empruntent et adoptent vers 1500 av JC le cunéiforme Babyloniens. Ces cunéiformes étaient biens sûr prononcés en Hittite. Ces cunéiformes servaient aux scribes Hittites à noter plusieurs langues : Le Hittite, pour l’administration interne et pour la religion, l’Akkadien pour la correspondance internationale, ainsi que d’autres langues de l’empire, le Hourrite, le Hatti. Il existait aussi une écriture locale, des hiéroglyphes Hittites. L’écriture Hittite était en boustrophédon, et ces hiéroglyphes avaient donc deux formes symétriques, éclairant les relations de l’Egypte avec la Syrie, la Palestine et le Mitanni. Par ailleurs, nous avons une bonne connaissance de la correspondance diplomatique des Pharaons Amenhotep III (1391-1353) et Amenhotep IV (1353-1335). Aces documents s’ajoutent les très nombreuses sources Hittite et Assyrienne ainsi que, des documents Mitanniens. La destruction de l’état Mitannien fut un facteur décisif de la montée en puissance du Hatti.
 

 
 
-1353 à -1322 : La chute du Mitanni et les conquêtes Hittites
 
Suppiluliuma commença son règne par l’achèvement de la soumission de l’Arzawa. Grâce à ses nombreuses victoires, les frontières de son état fut bien assurées. Il pouvait se tourner vers le Mitanni et plutôt que l’attaquer seul, Suppiluliuma avait imaginé de l’affaiblir. Lorsque les relations avec l’Egypte commencèrent à se dégrader, Suppiluliuma soutient un candidat au trône mitannien, Artatama II ce qui créa un conflit dynastique et obtint une allience de revers en la personne du roi d’Assyrie Assur-uballi I (1363-1328). Suppiluliuma maria sa fille avec le roi de Babylone ce qui, sur le plan international, marquait toute sa puissance. Le Mitanni était donc menacé au Nord par les Hittites, à l’Est par les Assyriens et au sud par les Egyptiens qui depuis l’accession d’Amenophis IV s’était détournée de leur ancienne alliance. Suppiluliuma reçu un jour une ambassade Egyptienne. La reine d’Egypte lui demandait de lui donner un de ses fils car son mari était mort (Akhenaton, Semenhkare ou Tutankhamon ?). Elle proposait donc au roi du Hatti de faire un de ces enfants un pharaon. Suppiliuma accepta et envoya un de ces fils au pays du Nil. Ce dernier fût assassiné en chemin. Certainement par un parti Egyptien qui ne pouvait admettre de laisser monter sur le trône l’un de leurs ennemis. Quoiqu’il en soit, tout cela démontre la place prépondérante qu’avaient pris les Hittites. La plus grande oeuvre de Suppiluliuma consista donc à détruire le Mitanni pour y installer son propre pouvoir. Il mourut de la peste suivit de près par son fils Arnuwanda II. Ce qui provoqua un grand soulèvement des Gasgas, des Mitanniens du Kizzuwatna et de l’Arzawa.
 

 
-1320 à -1200 : Un empire en lutte perpétuelle
 
Vers 1320 av JC monta sur le trône Mursili II un fils cadet de Suppiliuma qui dut faire face à un soulèvement général, voilà ce qu’il en dit ;
« Avant même que je me fusse assis sur le trône de mon père, les pays étrangers ennemis, tous ensembles avaient ouvert les hostilités contre moi ». Il eut la chance que ses frères installés sur les trônes Syriens, lui restent fidèles et tiennent ses frontières les plus menacées. Muwattali II lui, à son tours du faire face, à des incursions Gasgas. Il déplaça sa capitale dans l’Anatolie du sud, à Tarhuntassa et installa son frère, Hattusili, sur le trône du Hakpis (région du nord). Entre temps, l’Egypte revenait sur les devants de la scène avec la XIX dynasties. Ramsès II décida de reconquérir le Levant en partie abandonné de par les troubles internes en Egypte. L’année suivante, en1284 av JC, il atteint Qadesh. Muwattali était aussi là, bien décidé à ne pas laisser perdre les conquêtes de Suppiluliuma. Ramsès II tomba dans un traquenard Hittite aux pieds de la ville de Qadesh. Tous les deux proclamèrent leur victoire même s’il semble que la bataille ait été un demi succès à l’avantage des Hittites qui firent repasser le pays d’Amurru sous l’influence de Muwattalli. Plus tard, les deux états firent la paix. Muwattalli dut alors faire face à la pression exercée par l’Assyrie d’Addad-nirâni I (1307-1275) qui avait hérité d’une frontière avec l’empire Hittite après la disparition du Mitanni. Suivie de nombreux rebondissements dynastiques, Hattusili III monta sur le trône. Il reconduisit sa capitale à Hattusa et signa un traité de paix avec l’Egypte en 1259. En 1246, Ramsès II épousa une de ses filles. Hattusili, par une alliance avec Babylone s’efforça de contenir les poussées de l’Assyrie. Tudhaliya IV, son successeur, tenta d’imposer un blocus économique pour interdire l’accès à la Méditerranée aux marchands Assyriens.

 

-1200 : L’Empire Hittite disparaît avec l’invasion des peuples de la mer
 
Probablement des Achéens, les premiers Grecs, mais aussi des phrygiens et des Philistins. Ces mêmes Achéens détruisent Troie (la fameuse guerre de Troie racontée par Homère dans l’Iliade). Le roi Hittite tenta de leur résister sur les rivages de Lukka, et de nombreuses villes côtières furent ravagées dont Ugarit. En 1210, le pharaon Merneptha livra des céréales au Hatti, et depuis Tudhaliya IV, la multiplication des serments d’allégeance obligatoires indique combien l’on craignait les dissensions. Hattusa fut, pour sa part, très embellie par Tudhaliya IV (aménagement du sanctuaire de Yazilikaya) et semblait mener une vie paisible. Vers 1200 av JC, Hattusa fut complètement ravagée par un incendie. La ville semble avoir été détruite volontairement et abandonnée après ce drame. Peut-être les Gasgas ont-ils eu leur rôle à jouer, et sûrement faut-il y voir aussi les agissements des peuples de la mer vaincus par Ramsès III en 1186 qu’il nous décrit ainsi :
« Les pays étrangers firent une conspiration dans leurs îles. D’un seul coup, les nations furent détruites et éparpillées. Aucun pays ne put résister à leurs armes. Le Hatti, le Kode, Karkemish, Arzwa et Alasiya, tous furent abattus d’un coup. Un camp fut élevé en Amurru. Ils tuèrent les gens et leurs terres étaient comme si elles n’avaient jamais existé. Ils venaient vers l’Egypte et le feu se propageait devant eux ».
 

 
-1100 à -700 av JC : La période Néo-Hittite
 
La destruction de l’Empire Hittite est suivie de ce qu’on appelle un âge sombre qui dura deux siècles. En Anatolie, les écrits font totalement défaut, les seules sources qui nous permettent d’en savoir plus, son des documents externes qui nous viennent des Assyriens mais aussi des Babyloniens, et des Hébreux. Les quelques sources locales consistent essentiellement en inscriptions lapidaires que l’on retrouve le plus souvent dans les capitales des états Néo-Hittites.
Citons quelques caractéristiques des états Neo-Hittites :
-les sites précédemment peuplés et jouant un rôle important, les villes tel Hattusa, furent abandonnés.
-les zones de peuplement se déplacèrent de l’Anatolie centrale au sud ouest, ainsi le Nord de la Syrie accueillit la majeur partie des états Néo-Hittites.
-l’écriture subit une profonde transformation, la langue Hittite (le Nesili) notée en cunéiforme disparut complètement de nos sources pour être remplacée par le Luvite (originaire du Kizzuwatna, sorte d’hiéroglyphe).
-enfin, il n’existe plus un royaume ou un empire Hittite mais une multitude de petits états aux frontières, ayant pour centre une ville importante au tour de laquelle gravitaient les villes secondaires et les villages. Ces petits états étaient dirigés par des rois dont la tradition est Anatolienne Luvite. A cette époque, les états qui étaient à caractères majoritairement Hittites furent Karkemish, Gurgum, Melid, Kummuh, Ungi. Ces royaumes Néo-Hittites se sont transformés durant les trois siècles suivant la chute du Grand Empire, le centre le plus important était Karkemish, ville située sur l’Euphrate (Turquie actuelle). Karkemish était toujours considérée, deux cents ans après la fin de l’empire, comme une ville de culture Hittite. Le roi en place portait toujours un nom Hurrite, comme le fils de Suppiluliuma. Il a été établi que la dynastie d’Ini-Tessup était bien celle mise en place par Suppiluliuma. L’Ancien Testament nous apprend que le roi Toi de Hamath (de nom Hurrite) payait tribut au roi d’Israël David après que ce dernier ai vaincu Hadad-ezer roi de Zobah. Les royaumes néo-Hittites, au début du premier millénaire n’étaient pas des puissances de premier rang et les perspectives d’avenir n’étaient pas brillantes. La destruction des états Néo-Hittites est peut être imputable à la politique Assyriennede son expansion vers l’ouest. L’histoire des royaumes Néo-Hittites ne nous est donc pratiquement connue que par des sources externes et spécialement Assyriennes, elle fut très vivace. Malgré les faibles attestations archéologiques il est certain que la tradition Hittito-Luvite, ou tradition Anatolienne, s’est propagée du centre au sud de la Turquie actuelle pour se reporter sur le Nord de la Syrie. La tradition hiéroglyphique ne put survivre à la conquête Assyrienne et elle s’éteint durant le VII siècles en Anatolie. Les Hittites disparurent après Sennacherib, mais de nombreuses villes restaient sous leurs influences en particulier dans la formation même de l’empire Néo-Assyrien qui finit par les achever.

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29/10/2005

Le pays des beaux chevaux

 

 

cyrus1

 

Cyrus le grand

 

 

-600 à –333 : La conquête des Perses Achéménides

 

En 612 av JC, les Mèdes, alliés de Babylone, provoquèrent la chute de Ninive. Entraînant la fin de l’hégémonie des Assyriens. Les Perses avaient aidé les Mèdes à établir leur puissance, mais vers 550 av JC, Cyrus le Grand, fondateur de la dynastie Achéménide, pris la pouvoir des mains d’Astyage. En peu de temps il étendit ses conquêtes au nord et à l’ouest, et pénétra en Asie mineure. Il envahit la Lydie, prit Sardes et fit prisonnier le roi Crésus. Il progressa jusqu’aux détroits, assujettissent une à une les cités Grecques d’Ionie, d’Eolie et de Doride. L’Asie mineure fut divisée en provinces appelées « satrapie » gouvernées par un « satrape ». Pour empêcher la concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme, le roi Perse envoyait ses représentants officiels qui portaient le titre d’œil du roi, afin de surveiller les satrapes. Ses gouverneurs influencent les traditions locales, religieuses et artistiques enracinant toute la Cappadoce, comme ailleurs la Commagère ou l’Arménie, dans la tradition Iranienne. On ignore tout de ses lieu de résidence de ces satrapes mais il est probable qu’ils menaient une vie errante en se livrant à l’exercice de la chasse dans leur domaine immense. La région produisait principalement du gibier et du bétail et notamment des onagres, ânes sauvages, qui donne par leur croisement avec les chevaux, des mulets dont la renommée s’étend dans tout l’Orient jusqu’à Babylone. Ces gouverneurs devaient payer un lourd tribut au roi de Perse, ce tribut ne comptait qu’une faible somme en argent, par contre elle comptait plus de 1500 chevaux, 2000 mulets et 50000 moutons. Ces derniers eux-même levaient des impôts et recrutaient des mercenaires pour l ‘armée Perse.

 

cyrus_cylinder

 

Le fameux cylindre de Cyrus le Grand en cunéiforme Babylonien qui relate de la prise de Babylone en -539

"Déclaration du roi"extraits:

Je suis Cyrus , roi du monde, formidable roi, roi de Babylone,

roi du pays de Sumer et d'Akkad, roi des quattres satrapes,

fils de Cambyses, roi du Anshan, petit fils de Cyrus,

descendant de Teispes,...

progéniture d'une lignée royale sans fin.

Quand j'entrai à Babylone, j'établis le siège du gouvernement dans la palais royale

dans la réjouissance et la jubilation.

Marduk le grand Dieu conquit le coeur des habitants pour qu'ils viennent à moi.

J'ai envoyé mes nombreuses troupes à la conquête de Babylone.

Je n'ai autorisé aucun d'entre eux à térroriser

le pays de Sumer er le pays d'Akkad

J'ai tenu compte des besoins de Babylone et de tout ses sanctuaires

afin de garantir leurs bien être aux citoyens de Babylone...

j'ai mis fin à leur misère et à la misères des cités de,

Ashur et Susa, Agade, Eshnuna,

la citée de Zamban et Meurnu...

 

cyrus

 

 

La rapidité de cette expansion s’explique par les qualités militaires des soldats, mais aussi par une grande tolérance envers les peuples soumis. Effectivement, les Persans ne s’imposèrent pas, au contraire, il empruntèrent à l’art et à la pensée grec, comme ils le firent avec d’autres cultures avancées au contact desquelles ils enrichirent leur civilisation. Les conquêtes se sont rarement accompagnées d’exactions ou de pillages, ce qui était d’habitude chez les Assyriens. Cyrus était accueilli le plus souvent en libérateur, et il fut le plus magnanime des conquérants Perses. A Babylone, ainsi que dans tout Sumer et Akkad, il honore les dieux locaux et protège les lieux de culte ; c’est le cas à Our où il fait réparer l’enceinte du temple Sin, les temples de Nanna-Sin et de Nongal, ainsi qu’à Ourouk, où il entreprend la restauration de l’Ednna. Il fit même reconstruire le temple de Jérusalem et rapatria, sur les bords de l’Euphrate, les anciennes populations déportées par Nabuchodonosor. Cyrus meurt lors d’une campagne contre les Massagètes (peuple nomade vivant à l’est de la mer Caspienne).

 

Map_of_Iran_under_Achaemenid_Dynasty

 

Son fils Cambyse (-530 –522) lui succède et poursuit son œuvre ; il conquiert l’Egypte (-525), obtint le tribut de la Libye, de la Nubie, et étend sa souveraineté sur la Cyrénaïque. Désormais l’Empire Achéménide a atteint les limites occidentales qui s’étend vers l’Orient jusqu’à l’Indus et au bassin du Tarim et qu’il gardera durant deux siècles. Cependant, Cyrus et Cambyse trop occupés à la conquête négligèrent l’organisation administrative de l’Empire Darius I (-522-486), leur succéda après avoir fait assassiner son prédécesseur. Gaumata quant à lui fut accusé d’être un mage qui se fit passer pour Bardiya, fils de Cyrus. Ce dernier comblera la lacune d’organisation administrative de l’empire. Le nouvel empereur réorganise l’empire en vingt satrapies payant tribut, et l’élaboration d’un code de lois souple lui permet d’établir un contrôle unifié sur tout le territoire. Il frappe la première monnaie stable perse et uniformise les poids et les mesures. Darius I entreprend également une série de grands travaux, dont le creusement d’un canal reliant le Nil à la mer Rouge, améliore les voies de communication, et fonde Persépolis, la cités dont l’architecture rassemble les styles de tout l’empire.

 

darius a

 

Même après la conquête d’Alexandre le Grand, des générations d’Iraniens ont vécu dans ces contrées comme en témoignent plusieurs indices, notamment des récits grecs, des inscriptions tombales, et des pièces de monnaie. Même des non Iraniens d’Asie mineure portaient des noms perses(notamment Mithradate « qui d’ailleurs chez les Illyriens veut dire bonjour, et d’autres dérivés de Mithra). En effet au IV è siècle de notre ère beaucoup de villages en Cappadoce étaient peuplés d’Iraniens descendants des premiers colons. Parmi eux, beaucoup d’anciens soldats auxquels la terre était donnée avec obligation de rejoindre l’armée en cas d’appel. L’historien Bardesanes, qui vivait au II è III è siècle, atteste qu’à son époque il y avait encore beaucoup d’Iraniens vivant en Egypte, en Phrygie et en Galatie et qui conservaient encore leurs traditions. Nous avons également beaucoup d’informations sur des sanctuaires zoroastriens d’Asie mineure, le plus ancien ayant été construit par Cyrus le grand lui-même ou par ses généraux en Cappadoce au VI è siècle av JC. Dans les colonies, cette fonction religieuse était avant tout remplie par les mages, qui avaient une position importante dans la société, mais n’appartenaient pas à la plus haute classe. Les mages n’étaient pas des disciples orthodoxes de Zarathushtra et avaient conservé beaucoup d’éléments de leurs croyances anciennes, notamment du culte de Mithra. Ces derniers avaient même réussi à prendre le pouvoir par un coup d’état après la mort de Cyrus, mais avaient été démis par Darius I. Même après la chute de l’empire Perse et de l ‘élite dirigeante, les mages ont occupés le devant de la scène, et surtout en Asie mineure. Mais à partir du III è siècle de notre ère, les temples ont été supprimés par le décret chrétien. Ceci dit, même au VI è siècle de notre ère, l’empereur Perse Khosrow / Anushirvan à négocié avec l’empereur Byzantin la reconstruction des temples du feu en Cappadoce, ce qui suggère que, même à cette époque, il y avait des adeptes du culte perse. Le nom de « bonnet Phrygien » est dû aux Grecs qui l’appelaient aussi « bonnet oriental ». Ce bonnet n’était pas propre aux Phrygiens. Il coiffait un grand nombre de tributs Iraniennes, aussi bien celles de la Cappadoce à l’ouest que les Scythes (Sakas) de l’Asie centrale. Les représentations de ce bonnet et de ses variantes sur les bas-reliefs de Persépolis en témoignent. Selon des récits Chinois, un marchand Zoroastrien originaire de Samarcande, qui voyageait en Chine au VIII è siècle de notre ère, portait l’habit typique des Sogdes, dont un bonnet Phrygien. La chute de Darius entraîne celle de tous les princes qui sont ses tributaires. Mais la conquête de l’Asie par Alexendre se fait peu sentir en Cappadoce qui se trouve loin du théâtre de la guerre. C’est à cette époque qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire un royaume de Cappadoce. Il est à noter que l’origine du nom du pays nous est inconnue. Certains historiens de l’Antiquité comme Pline le font dériver du fleuve Cappadox, qui aurait été l’un des affluents de l’Halys. D’autres, beaucoup plus nombreux, pensent qu’il est emprunté à la langue perse ou même à une tradition plus ancienne « Katpatuka qui signifiait pays des chevaux de race ». Archélaus est le dernier roi de Cappadoce. Habile politique, il sait lors des guerres du Triumvirat, se concilier l’amitié tant de Marc Antoine que d’Auguste, mais les honneurs qu’il rend à Caelius César, nommé gouverneur d’Orient par Tibère, excitent la jalousie de l’empereur qui l’assigne à Rome pour y répondre d’accusations imaginaires. Celui-ci accablé de vieillesse et d’infirmité et ne pouvant supporter le traitement ignominieux qui lui est infligé, il meurt en 17 de l’ère chrétienne.

 

zarathustra

 

14:28 Écrit par uchisarpension | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |